lundi 1 septembre 2014

Quand la politique rejoint le marketing

Nous savions déjà que les hommes politiques comptaient parmi les meilleurs marketeurs au Monde, et il semblerait que l'actualité mouvementée de ces dernières semaines en matière de gouvernance vienne le confirmer ... Enfin, à y regarder de plus près, peut-être que finalement ils ne maîtrisent pas toutes les facettes de cet art si cher à mes yeux. Il ne fait en effet nul doute que nos chers dirigeants sont d'excellents communiquants, d'excellents créateurs d'argumentaires et d'excellents "tueurs" de concurrents, mais possèdent-ils vraiment tous les fondamentaux qui feraient d'eux des experts marketing hors pair ? ... Il me semble personnellement, au vue des atermoiements des uns et des autres, gouvernants patentés, frondeurs, dissidents et autres poils à gratter de tout genre, que nous avons à faire ici à un affrontement tout autant idéologique que technico-commercial.

Stimuler la demande ou renforcer l'offre ?
Oui, les hésitations du moment, les prises de position plus ou moins affirmées de tout bord, peuvent finalement se résumer en une problématique bien connue en marketing : convient-il de mettre en place une stratégie de marketing de l'offre, ou une stratégie de marketing de la demande ?! En d'autres termes, faut-il favoriser la demande (comprenons la consommation et les consommateurs) ou bien encourager le développement de l'offre (comprenons les entreprises et les entrepreneurs) ? ... La croissance viendra-t-elle d'une offre plus alléchante et compétitive ou alors d'un pouvoir d'achat et d'une soif de consommation revigorés ? Telle est la question ...

Le(s) syndrome(s) de la poule
Insuffler un nouvel élan consumériste relève quasiment du célèbre dilemme de l'oeuf et de la poule. Lequel a-t-il donné naissance à l'autre ? Qui de l'offre ou de la demande parviendrait-il le mieux à relancer notre économie atone ? Peut-être pensez-vous à un autre adage populaire se référant lui aussi au milieu aviaire et qui nous recommande de ne pas mettre tous nos oeufs dans le même panier, et qui nous inciterait ainsi à favoriser l'un et l'autre, à encourager à la fois la consommation et l'offre, mais l'histoire nous a montré que le manque de conviction, le saupoudrage de demi-mesures, la politique du deux pas en avant, trois pas en arrière n'ont jamais fait de merveilles ... Choisir, c'est ce qu'il convient de faire. Choisir, même si cela nécessite de renoncer, et si cela réclame une prise de risques certaine.

Petit rappel
Souvenons-nous simplement des techniques de base que l'une ou l'autre des stratégies requiert. Le marketing de l'offre est avant tout une question de maîtrise de la communication et de l'innovation, alors que celui de la demande nécessite le déploiement d'études de marchés et le contrôle des coûts. Arriverons-nous à relancer l'économie en faisant preuve de créativité ou d'analyse ? Y réussirons-nous en ouvrant le champs des possibles ou en offrant la part belle à la rationalité ? Les entreprises sauront-elles créer une offre nouvelle et par voie de conséquence redistribuer la valeur ainsi générée aux consommateurs, ou les consommateurs sauront-ils acheter plus et fournir ainsi les moyens aux entreprises de créer plus  ? Qui saura amorcer la pompe ?  Politique de l'offre ou politique de la demande ? ...

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